Qu'est ce que le métabolisme ?

Le métabolisme regroupe les mécanismes de catabolisme et d'anabolisme

Le métabolisme regroupe les mécanismes de décomposition de molécules issues de l'alimentation, et de fabrication d'autres molécules indispensables au fonctionnement et à l'entretien de l'organisme.


Le catabolisme

Le métabolisme énergétique, ou catabolisme, correspond à l'extraction depuis l'alimentation de l'énergie nécessaire au fonctionnement des cellules, ainsi qu'à la dégradation des molécules complexes en molécules utilisables par les cellules pour assurer leurs fonctions. Il s'agit de la phase de décomposition du métabolisme.


Les glucides, lipides et protéines sont décomposés en molécules plus simples, au moyen d'un ensemble de réactions enzymatiques qui constituent la digestion.


L'extraction de l'énergie s'articule autour de la glycolyse, du cycle de Krebs et de la phosphorylation oxydative. Ces mécanismes chimiques permettent de fournir de l'énergie sous forme d'adénosine triphosphate (ATP).


L'anabolisme

Le métabolisme de synthèse, ou anabolisme, est la phase de fabrication du métabolisme.


« Les cellules, disposant à la fois d'énergie et de matériaux de base, peuvent alors fabriquer les constituants propres à un organisme humain : glucides, lipides, protéines et acides nucléiques. » 1


Les cellules utilisent les petites molécules issues du catabolisme pour se multiplier et se réparer. Pour cela, les cellules élaborent progressivement des molécules spécifiques de plus en plus complexes, au moyen de réactions enzymatiques successives.



Le métabolisme de base

Le métabolisme de base, exprimé en calories, correspond à la quantité d'énergie nécessaire à la survie et à l'entretien de l'organisme au repos. Il englobe les besoins énergétiques de toutes les cellules du corps. Le métabolisme de base diffère d'une personne à l'autre en fonction de facteurs d'ordre génétiques, comme le sexe et la corpulence. Il peut aussi varier, chez un même individu, en fonction de différents facteurs.

Métabolisme basal et phases de la vie

Le métabolisme de base évolue dans de grandes proportions au fil des différentes phases de la vie. De la naissance jusqu'à l'age adulte, la croissance de l'organisme implique une augmentation du métabolisme de base. Il se stabilise ensuite, pour enfin décroître progressivement tout au long du vieillissement de l'individu.


Les variations hormonales inhérentes aux différentes phases de la vie font partie des éléments qui conditionnent l'évolution du métabolisme de base. C'est le cas notamment lors de la ménopause et de l'andropause qui engendrent une diminution du métabolisme de base. Chez la femme, la grossesse et l’allaitement provoquent au contraire une augmentation transitoire des besoins énergétiques.

L'alimentation, un facteur de variation du métabolisme de base

L'alimentation est un facteur de variation du métabolisme de base

L'alimentation fait partie des facteurs qui peuvent impacter le métabolisme de base dans de grandes proportions. En effet, en cas de restriction calorique importante et prolongée, l'organisme s'adapte pour assurer sa survie, en réduisant ses dépenses énergétiques. Cette diminution du métabolisme de base se traduit par différents symptômes comme la frilosité, signe que l'organisme mobilise peu d'énergie pour la thermogenèse, ou encore un affaiblissement du système immunitaire.


C'est aussi cette diminution du métabolisme de base qui est responsable du fameux « effet yoyo » qui fait souvent suite à des régimes amaigrissants trop restrictifs : l'arrêt du régime hypocalorique représente pour le métabolisme ralenti une augmentation calorique conséquente qui favorise la prise de masse grasse.

Le métabolisme de base face à la réparation des tissus

Un autre facteur important de variation du métabolisme de base est l'activité physique et sportive de l'individu. Outre la dépense énergétique liée à la pratique physique en elle-même, les besoins de l'organisme en terme de récupération et de réparation de micro-lésions augmentent le métabolisme de base. Par ailleurs, l'exercice physique tend à modifier la composition corporelle, au profit de la masse musculaire, qui consomme plus d'énergie que la masse grasse, même au repos. C'est particulièrement le cas pour les efforts de force qui développent les muscles en volume.


De la même manière qu'à la suite d'une pratique sportive, les lésions de toutes sortes requièrent une dépense énergétique pour reconstituer les tissus impactés. La convalescence induit donc une augmentation temporaire du métabolisme de base.

D'autres facteurs de variation

D'autres facteurs, d'ordre environnemental, modifient le métabolisme de base. C'est notamment le cas de la température, qui impose au corps une dépense énergétique pour mettre en œuvre ses mécanismes de régulation. La thermogenèse se trouve être particulièrement énergivore, et un environnement froid augmente donc le métabolisme de base.


Les nombreux facteurs de variation du métabolisme de base illustrent la nécessité d'une cohérence entre les apports alimentaires et les besoins de l'organisme, pour chaque contexte et à chaque instant de la vie.

Dernière mise à jour : 25/05/2019

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Laurent Berta, nutritionniste
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